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Monday 18 November 2019
 

Notre dame de Paris

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NOTRE-DAME-DE-PARIS, Lundi soir, un incendie a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruisant la toiture, la flèche et une partie de la voûte.

 

 

Lundi soir, un incendie a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruisant la toiture, la flèche et une partie de la voûte. Près de 850 millions d’euros de dons ont déjà été promis pour la rénovation de l’édifice.

Le 12 octobre 1160, Maurice de Sully est élu évêque de Paris.

Paris, dans un contexte de forte expansion démographique et de dynamisme économique, affirme l’importance de son rôle dans le royaume de France comme :

– capitale politique des rois capétiens notamment avec Philippe 1er (1060-1108), Louis VI le Gros (1108-1137) et Louis VII le Jeune (1137-1180) ;

– centre économique avec le développement sur la rive droite de la Seine d’une ville d’artisans et de marchands autour du marché des halles ;

– un haut-lieu de formation intellectuelle : rayonnement international de l’école-cathédrale.

Maurice de Sully est évêque de Paris de 1160 à 1196. Dès son élection, il propose une réponse pastorale, théologique et spirituelle à la profonde transformation de son diocèse par la reconstruction d’une église-cathédrale dédiée à la Vierge Marie (Notre-Dame) et regroupant les fonctions d’église de l’évêque, d’église des chanoines et de baptistère. Ce projet est au centre d’un gigantesque chantier urbain

– démolition de l’ancienne Saint-Étienne et édification de Notre-Dame ;

– aménagement d’un parvis voulu comme un espace intermédiaire entre le monde profane et le monde de la foi : lieu de catéchèse par l’enseignement sculpté aux portails ;

– percement de la rue Neuve-Notre-Dame : ample voie de 6 mètres de large permettant un accès facile à la cathédrale pour une population nombreuse ; elle servira de cadre aux cours des siècles aux grandes processions ;

– reconstruction du palais épiscopal et de l’Hôtel-Dieu.

1163 est la date traditionnellement retenue pour la pose de la première pierre de Notre-Dame en présence du Pape Alexandre III.

Le nouvel édifice s’inscrit dans l’élan du nouvel art que l’on appellera gothique (ou art ogival). Des chantiers l’ont déjà précédé dans cette mouvance :

– en 1140 avec la consécration de l’abbaye de Saint-Denis édifiée par l’abbé Suger ;

– en 1150 : Noyon ;

– en 1153 : Senlis ;

– en 1160 : Laon, Sens.

Le premier maître d’œuvre anonyme prend le parti d’un plan à double bas-côté et sans transept saillant (choix qui était celui de la précédente cathédrale Saint-Étienne), élévation à quatre étages étayés par des tribunes, grandes voûtes sexpartites à 32 mètres 50, prédominance de la ligne horizontale, solution originale pour le voûtement de la partie tournante du déambulatoire, alternance de piles « fortes » et de piles « faibles » entre le premier et le deuxième bas-côté.

XIIe – début du XIIIe siècle

Quatre grandes campagnes de travaux marquèrent cette période sous la direction de quatre maîtres d’œuvre :

– 1163-1182 : construction du chœur et de son double déambulatoire. Le maître-autel du chœur est consacré le 19 mai 1182 par Henri de Château-Marçay, légat pontifical assisté de l’évêque Maurice de Sully. (1er maître d’œuvre).

– 1182-1190 : construction des trois dernières travées de la nef, des bas-côtés et des tribunes. (2ème maître d’œuvre).

– 1190-1225 : édification des assises de la façade et des deux premières travées de la nef, raccord des deux travées à la façade élevée jusqu’à la galerie des rois. (3ème maître d’œuvre).

– 1225-1250 : galerie haute et les deux tours sur la façade, modification et agrandissements des fenêtres hautes et aménagement des chapelles latérales de la nef entre les culées des arcs-boutants (4ème maître d’œuvre).

Les travaux des maîtres d’œuvre de la fin du XIIIe – début XIVe siècle

Les noms des maîtres d’œuvre sont connus : Jean de Chelles, Pierre de Montreuil, Pierre de Chelles, Jean Ravy, Jean le Bouteiller

Élargissement des bras des transepts : croisillon Nord (Portail du Cloître et Rose du Nord) et croisillon Sud (Portail Saint-Étienne et Rose du Sud).

Aménagement des chapelles du chœur et du chevet entre les contreforts.

Mise en place des grands arcs-boutants du chœur et du chevet de 15 mètres de volée.

Érection du jubé et d’une clôture de pierre historiée autour du chœur et du sanctuaire.

Les modifications des XVIIe et XVIIIe siècles.

Réaménagement sous la direction de Robert de Cotte du sanctuaire et du chœur pour accomplir le Vœu de Louis XIII.

– Restauration de la Rose Sud.

Remplacement des vitraux du XIIe et du XIIIe siècle par des vitres blanches au milieu du XVIIIe siècle par les frères Le Vieil.

Travaux de l’architecte Soufflot :

– nouvelle sacristie ;

– Réaménagement du Portail central.

Durant la période révolutionnaire :

– Démontage de la flèche du XIIIe siècle ;

– Destructions des 28 statues de rois de la galerie des rois ;

– Destruction de toutes les grandes statues des portails à l’exception de la Vierge du trumeau du portail du Cloître.

 

 

 

http://www.notredamedeparis.fr