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Tuesday 20 October 2020
 

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La lutte contre l’épidémie en Île-de-France

 

Vendredi, 26 Juin 2020 09:26

Depuis le lundi 10 août 2020, le port du masque est ainsi obligatoire dans certaines zones très fréquentées à Paris mais aussi en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise... on découvre ces villes et zones franciliennes où le port du masque est désormais obligatoire à l’extérieur.

Coronavirus (Covid-19) :


La lutte contre l’épidémie en Île-de-France

Depuis plusieurs semaines, la cellule de crise de l’ARS Île-de-France est activée

Le rôle de l’ARS

  1. Élaborer un schéma départemental d’offre de dépistage : recenser les capacités de test (laboratoires privés, publics, hospitaliers, etc.), identifier les structures et professionnels de santé qui pourraient mettre en place une offre de prélèvement spécifique au Covid-19 pour augmenter les capacités de prélèvements (ex : laboratoires de biologie médicale, professionnels soignants formés à pratiquer les prélèvements sous la responsabilité d'un laboratoire de biologie médicale, infirmiers diplômés d’Etat, équipes mobiles d’hygiène)
  2. Organiser la bonne coordination générale du dispositif de « contact-tracing » : s’assurer que le dispositif permet un signalement sans délai à l’ARS des cas complexes et « clusters » (niveau 3), anticiper la gestion des situations complexes, déployer des moyens d’investigation sur le terrain et organiser des campagnes de test ciblées si la situation le nécessite (avec l’appui du Préfet et des collectivités territoriales).
  3. Venir en complément des actions des Préfectures pour assurer le suivi de la prise en charge sanitaire des personnes malades et des sujets contacts : organiser un suivi téléphonique actif et régulier des malades et des personnes contacts isolés à domicile, en complément du suivi sanitaire du médecin traitant, organiser l’accompagnement et le suivi requis dans les lieux dédiés aux personnes malades lorsqu’ils sont isolés en dehors de leur domicile.
source:https://www.iledefrance.ars.sante.fr/deconfinement-strategie-de-depistage-et-recherche-de-cas-contacts


Lieux de dépistage COVID-19

INFORMATION COVID - Pour faire un test virologique (RT-PCR) de dépistage du COVID-19, il est nécessaire d’avoir une prescription. Soit je dispose d’une ordonnance de prescription de mon médecin, soit j’ai été appelé par l’Assurance Maladie dans le cadre de la recherche des personnes contacts. Dans ce cas, le laboratoire disposera automatiquement de la prescription. Le test sera réalisable uniquement à ces conditions. Dans tous les cas, il est important de prendre rendez-vous, par téléphone ou internet, avant de vous rendre au laboratoire.
vous pouvez vous rendre sur la plateforme https://laboratoires.fabrique.social.gouv.fr/




   

Une hygiène irréprochable

 

Lundi, 06 Avril 2020 09:35

Sur la gravité du coronavirus

« C’est à la fois grave et pas grave. L’essentiel de l’asymptomologie de ce virus donne des formes cliniques qui ne sont pas graves. »

« Il y a des formes graves qui touchent certaines personnes fragiles de plus de 65 ans et les personnes âgées. »

« Si le nombre de cas augmente, le nombre de décès augmentera de manière corrélative. »

« Cette épidémie est insuffisamment contrôlée. Les mesures sont très réellement insuffisantes et inefficaces. »

« On peut envoyer des critiques à l’OMS qui n’a pas édicté des mesures radicales et qui a sous estimé l’épidémie. »

« On est à un stade supérieur aujourd’hui et les mesures sont insuffisantes. »

« On à affaire à un virus extrêmement contagieux mais qui est aussi fragile. Il se transmets par voies respiratoires et oro-fécales c’est-à-dire qu’il est exécré dans les selles. »

 

Sur les solutions contre le coronavirus

« Il était légitime au début de confiner les gens. Il ne me parait plus légitime de confiner et d’isoler les personnes, ça ne sert à rien. Le virus est partout. »

« Il faut prendre des mesures de protection beaucoup plus radicales. »

« Le virus se transmet par voies respiratoires : il suffit de bloquer cette barrière et de porter un masque. »

« Il faut que tout le monde porte un masque tout le temps, partout et en permanence, pendant trois semaines, pour la totalité de la population. »

« Est-ce que la mesure qui consiste a tousser dans le coude est une bonne mesure ? Non parce qu’on a montré qu’en croisant les bras on pouvait se recontaminer à nouveau. »

« On peut réutiliser les masques en les séchant au sèche cheveux. »

« Il faut solliciter l’Etat pour augmenter les capacités de production des masques pour que tout le monde ait un masque le plus rapidement possible. »

« Il faut que tout le monde porte un masque pendant trois semaines. »

« Il faut se laver les mains, utiliser des gels hydro-alcooliques ou de la Javel diluée. »

« La distance interpersonnelle minimum est d’environ 1,50 mètre : c’est une mesure importante à laquelle il faut tenir compte. »

« Il est pour moi inutile de ralentir l’économie et d’interdire les rassemblements. »

« Pourquoi ne pas faire une ou deux inhalations par jour, ça serait logique scientifiquement ? »

 

Sur la fragilité du virus

« C’est un virus qui est fragile. »

« Comme tous les virus exposés à la chaleur, ils sont détruits à des températures différentes. »

« Le coronavirus, selon les études, est tué entre une et dix minutes selon le niveau d’exposition et la durée d’exposition. »

« Le coronavirus est tué à 71 degrés à 90% en une minute. »

« Le H1N1 est tué en une second à 100 degrés quand le coronavirus l’est en même pas une demie seconde - d’où l’intérêt de passer au sèche cheveux les masques et les écharpes. »

 

Sur la contamination et la propagation du virus

« Le nombre de cas en France est bien plus important qu’on ne le croit : probablement entre 140000 et 150000. Il n’y a pas d’inquiétude pour toutes ces personnes qui l’attrapent. »

« La France, avec l’institut Pasteur, peut montrer au monde entier qu’on peut réduire et contrôler une grave épidémie. »

 

Sur la comparaison avec la grippe saisonnière

« La comparaison avec la grippe saisonnière n’est absolument pas comparable. »

« 75% de ceux qui sont en réanimation ne sont pas vaccinés, d’ou l’importance du vaccin. »

« La vitesse de progression du coronavirus est beaucoup plus grande que la grippe. La contagiosité est encore plus grande. Plusieurs experts pensent que ce coronavirus est dix à quinze fois plus mortel que la grippe. »

   

Coronavirus et chloroquine

 

Vendredi, 27 Mars 2020 12:28

Coronavirus et chloroquine, l’avis du professeur Abdelfattah Chakib


Selon le professeur Abdelfattah Chakib, on peut considérer la chloroquine comme médicament "miracle" contre le coronavirus. DR

Le professeur Abdelfattah Chakib, spécialiste des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca, a accordé une interview à la MAP sur le traitement par la chloroquine des malades atteints de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19). En voici la teneur:


D’abord, c’est quoi la chloroquine ?

La chloroquine est un médicament commercialisé et utilisé depuis 1949 pour la première fois aux Etats-Unis et puis en Europe, afin de traiter le paludisme. Après, on a compris qu’il peut traiter d’autres maladies comme les maladies systèmes (certains rhumatismes, maladies auto-immunes). C’est un médicament qui a, en même temps, prouvé son activité anti-virale, mais malheureusement dans le passé, il n’a pas été très utilisé pour traiter beaucoup de virus.


Est-ce qu’on peut considérer cette substance comme médicament « miracle » contre le coronavirus ?

Oui. En effet, une première étude, réalisée dans ce sens en Chine, a montré que la chloroquine est efficace pour le traitement du Covid-19. D’autres études ont été aussi menées en France, à l’échelle européenne. Il y a également des équipes qui ont utilisé cette substance notamment en Tunisie et dans d’autres pays.


Peut-elle avoir des effets indésirables ?

Pour les effets indésirables, on peut citer déjà ce qu’on appelle un allongement du QT, qui est une anomalie de rythme cardiaque qui peut exister chez certains personnes. Il est conseillé aux gens de ne prendre ce médicament que s’il est prescrit par un médecin. Et avant de le prendre, il faut que le médecin fasse un électro-cardiogramme. Mais, comme les autres médicaments, il peut avoir des effets secondaires mineurs surtout quand il est pris pour une courte période comme les effets gastro-intestinaux (nausées, vomissement, douleurs abdominales, petites faiblesses musculaires transitoires).


Au Maroc, la chloroquine sera-t-elle administrée à tous les malades ?

Dans le monde, il y a deux attitudes. Il y a certaines équipes qui ont prescrit le chloroquine à tous les malades, comme c’est le cas en Chine. Les Français ne l’ont administrée que pour les maladies graves. Au Maroc, le comité technique et scientifique du ministère de la Santé a décidé de prescrire la chloroquine pour tous les malades, pas seulement les cas graves.


Certains spécialistes expriment des doutes sur son efficacité. Qu’en pensez-vous ?En fait, les spécialistes ne doutent pas de l’efficacité de ce médicament, parce qu’il a été prouvé « in vitro » (dans les laboratoires). Mais il a été prouvé aussi sur une partie de malades dans des essais cliniques. Les scientifiques veulent faire des essais cliniques avec un nombre important de malades pour voir les effets secondaires chez un ou deux millions de personnes. En résumé, il n’y a pas de doute, la discussion tourne plutôt autour de si l’on donne ce médicament à tous les malades, ou bien seulement après avoir fait un essai clinique pour voir son efficacité et le comparer avec un groupe témoin.


Le traitement du Covid-19 contient-il uniquement la chloroquine ?

Le traitement ne continent pas seulement la chloroquine. Pour les malades graves, par exemple, on va utiliser la chloroquine et l’azithromycine, en plus d’un autre médicament qui est un anti-viral très utilisé pour traiter le virus du VIH Sida. Ce médicament a été prouvé dans pas mal d’essais qu’il est actif contre les virus SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). On va utiliser aussi des antibiotiques parce que toutes les études, menées en Chine et en Europe, ont montré que certains malades présentent quelques complications en rapport avec des bactéries ce qui nécessite parfois d’ajouter les antibiotiques.


Y a-t-il un danger si on mélange chloroquine et azithromycine ?

Il n’y a pas de danger. L’équipe de Marseille (ndlr: unité du professeur Didier Raoult) les utilise tous les deux. Le seul petit souci est que s’il y a des malades souffrant de problèmes cardiovasculaires, il faut faire attention au QT parce que les deux peuvent allonger le QT.


Qu’en est-il pour la disponibilité de ce médicament au Maroc ?

 

Au vu du nombre de cas atteints de Covid-19 actuellement, le stock est largement suffisant. Comme vous le savez, le ministère de la santé a saisi tout le stock du laboratoire qui fabrique ce médicament. Par la suite, certainement, le ministère va acheter d’autres médicaments. J’espère qu’on n’aura pas des milliers de cas, mais si ça arrive on va acheter les médicaments nécessaires. Il y a plusieurs firmes pharmaceutiques qui sont prêtes à fabriquer et distribuer la chloroquine à travers le monde.